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La liposuccion

Inventée en 1977 par un chirurgien plasticien français, Yves Gérard Illouz, la lipo-aspiration ou liposuccion est aujourd’hui l’opération de chirurgie esthétique la plus réalisée dans le monde.
Le principe consiste à introduire des canules sous la peau en passant par de petites incisions
( moins d’un centimètre) et à’aspirer de façon régulière et en profondeur les cellules graisseuses sur toute la zone excédentaire.
Cette opération peut être pratiquée sur toutes les zones : ventre, cuisses, culotte de cheval, mollets, bras, bourrelets du dos, chevilles, et même le visage et le cou, mais chaque zone requiert des précautions précises.
Quelque soit la zone traitée, le résultat dépend essentiellement de deux paramètres, l’élasticité et la capacité de rétraction de la peau et le geste du chirurgien.

Avant l’intervention :

Lors d’une première visite, la patiente exposera sa requête. Le chirurgien devra l’informer au mieux sur les possibilités et les limites de l’opération, ainsi que sur les risques, les suites, la douleur et la convalescence.
Il est à noter que la cellulite, d’origine hormonale, ne peut être traitée par une lipo-aspiration, laquelle n’améliorera que le volume et non l’aspect de la peau.
La patiente rencontrera au minimum deux fois son chirurgien afin de s’assurer que toutes les questions ont été bien posées et qu’une relation de confiance s’est installée.
Elle devra aussi rencontrer l’anesthésiste, qui s’assurera par un questionnaire et des examens médicaux qu’il n’existe aucune contre-indication à l’opération.
Lorsque l’opération est prévue, le chirurgien remet à la patiente un devis et un consentement éclairé. Un temps de réflexion de 15 jours est obligatoire entre la signature du consentement éclairé et l’opération.
Il est conseillé de prendre 15 jours avant l’intervention de l’arnica afin de limiter les ecchymoses, ainsi que 15 jours après afin de favoriser leur disparition.

L’opération :

Elle se déroule sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie et dépend de la partie du corps. On choisira l’anesthésie générale pour le haut du corps ( visage et cou, bras, haut du dos ) et la rachianesthésie pour le bas du corps ( ventre, hanches, cuisses, mollets, genoux, culotte de cheval et chevilles ).
Enfin, dans le cas d’une lipo-aspiration d’une très petite zone, le chirurgien peut opter pour une anesthésie locale.
Quelque soit le type d’anesthésie choisi, le protocole est toujours le même :
Le chirurgien injecte dans le tissus graisseux un mélange de sérum physiologique, de solution anesthésique et vasoconstrictrice ( qui diminue les saignements ) afin de limiter les douleurs, les saignements et les ecchymoses.
Ensuite, par une petite incision cutanée, il passe une canule (de 2 à 5 millimètres selon les zones ) qu’il introduit dans le tissus graisseux. Avec des mouvements de va et vient, il décolle les cellules graisseuses qui seront aspirées par une machine reliée à la canule.
On ne doit pas aspirer plus de 3 zones lors d’une même intervention, sauf si elles sont très limitées.
La quantité de graisse ôtée ne doit pas excéder 7 % du poids du corps. 6 litres de graisse est un maximum.
L’intervention peut durer de une demi-heure à trois heures en fonction du travail à réaliser.

A l’issue de l’intervention, le chirurgien referme les incisions et pose un vêtement ou un bandage compressif qui sera à garder de 15 jours à deux mois ( dans le cas d’une lipo-aspiration des mollets et des chevilles )

Les suites :

Dans les jours qui suivent, la zone opérée est gonflée, c’est ce qu’on appelle l’œdème. Celui ci se résorbe progressivement dans les mois qui suivent, laissant place au résultat final.
Des ecchymoses sont à prévoir sur les zones opérées , elles sont variables d’une personne à l’autre et s’estomperont en 2 à 3 semaines.
On demandera au patient de se lever et de marcher le plus vite possible après l’intervention afin d’éviter les risques de phlébites. Pour la même raison, un traitement par anticoagulant lui sera donné.
La douleur d’une lipo-aspiration est supportable, ce n’est effectivement pas l’opération la plus douloureuse. On ressent plutôt une douleur de type courbatures très importantes, une impression d’avoir été rouée de coups.
Des analgésiques prescrits par le médecin peuvent améliorer le confort du patient, si besoin est.
La douleur passée, on observe une certaine gêne au niveau des zones opérées qui vont se révéler plus douillettes que d’habitude au contact, aux frottements, aux chocs.
Les premières douches sont possibles 48 heures après l’opération.
Pendant un certain moment, les zones opérées peuvent être moins sensibles, la sensibilité revient progressivement en quelques mois.
La reprise du travail est officiellement possible au bout de quelques jours, mais , par expérience personnelle, je peux vous conseiller de prévoir cette opération au début d’une quinzaine de jours de vacances car les chirurgiens se montent toujours très optimistes quant au pouvoir de récupération de leurs patientes.
La reprise des activités sportives peut être envisagée au bout d’un mois, à condition de commencer par de la gymnastique douce et d’éviter tout sport violent.
Le patient consultera son chirurgien 10 jours après l’opération, puis une fois par mois pendant 3 mois.

Les risques :

La lipo-aspiration n’est pas l’opération de chirurgie esthétique la plus risquée, cependant, elle peut occasionner quelques complications. Citons parmi celles-ci :
– La phlébite ou l’embolie pulmonaire, heureusement très rares et contre lesquelles toutes les précautions sont prises pendant et après l’opération ( bas de contention, traitement anti-coagulant …)
– Un hématome pour lequel il faudra éventuellement ré-intervenir afin de le supprimer.
– Une diminution de la sensibilité, qui peut même être irréversible.
– Une mauvaise cicatrisation des incisions
Mais le risque le plus courant concerne le résultat esthétique lui même. En effet, il est fréquent qu’au niveau de la zone aspirée, des irrégularités subsistent ( impressions de creux plus ou moins prononcés si le chirurgien a trop aspiré, ou de bosses si le chirurgien a laissé trop de graisse ) Il est donc fréquent qu’il y ait des retouches à faire car le résultat est rarement parfait, à moins d’avoir affaire à un chirurgien très expérimenté et très perfectionniste, c’est pourquoi le choix de celui-ci reste crucial.
Mon conseil : regardez d’autres personnes opérées, si vous trouvez le résultat « moyen », prenez un autre praticien.

Les zones accessibles à la liposuccion :

Le ventre et les hanches :

Un petit ventre rond s’accompagne souvent d’un excès graisseux sur les hanches, c’est pourquoi, afin d’harmoniser la silhouette, les deux zones sont souvent traitées en même temps.
Les hanches sont une zone dont la peau reste tonique , à cet endroit là, elle possède une bonne capacité à se rétracter, c’est pourquoi les résultats sont généralement très satisfaisants.
Un petit ventre rond sera également opéré avec succès, à condition que la peau n’ait pas été distendue par les grossesses. Si tel est le cas, il faudra y associer une légère plastie abdominale pour enlever l’excédent cutané et remettre la peau en tension.
De la même façon, si les muscles de l’abdomen sont relâchés, il faudra les repositionner, soit par endoscopie si on n’enlève pas d’excédent cutané, ( cette option a l’avantage de ne laisser aucune cicatrice ) soit au cours d’une plastie abdominale plus ou moins importante ( qui laissera une cicatrice au niveau du pubis, s’étirant de façon plus ou moins longue vers les hanches ).
La graisse aspirée lors d’une lipo-aspiration du ventre et des hanche sera aussi bien la graisse superficielle que la graisse profonde. Plus on s’approche de la surface de la peau, plus le diamètre des canules utilisées sera petit, afin d’éviter les irrégularités de surface.
Les orifices pratiqués pour le passage des canules ( 8 millimètres environ ) deviennent des cicatrices discrètes un an après l’opération.
Elles se situent dans le nombril, le pli de l’aine et le pubis lorsqu’il s’agit d’opérer le ventre, et au bas des hanches pour opérer les hanches.
L’intervention se déroule sous rachi anesthésie ou sous anesthésie générale. L’hospitalisation est généralement de 24 heures.
Après l’intervention, une gaine sera portée trois semaines.
Une grande partie des résultats est visible immédiatement, le corps est remodelé. Il reste un œdème ( un gonflement ) qui mettra environ 3 mois pour disparaître, laissant place au résultat final.
Au niveau du prix, il faut compter environ 3000 euros pour une zone seule, 4000 pour les hanches et le ventre.

La culotte de cheval :

Elle correspond à un excès graisseux de la face externe des cuisses, et donne l’impression que les fesses « débordent » sur le côté.
La culotte de cheval élargit le bas de la silhouette, surtout lorsque la personne est mince du haut. Elle est une caractéristique féminine et apparaît généralement très tôt, dès l’adolescence. Les grossesses et les prises de poids ne font que l’accentuer et elle résiste aux régimes. Les personnes réduisant leur prise calorique vont effectivement fondre ailleurs avant de perdre leur culotte de cheval.
Cette zone est donc une excellente indication à la lipo-aspiration, d’une part parce qu’il s’agit d’une zone limitée, d’autre part parce que la peau à cet endroit, a de bonnes capacités de rétraction.
Le chirurgien utilise des canules de 4 millimètres de diamètre. Les incisions de 8 millimètres sont dissimulées dans le pli de la fesse et au bas des hanches et deviendront rapidement quasi-invisibles.
Cette opération se déroule sous anesthésie générale ou sous rachi-anesthésie et dure de une à deux heures.
L’hospitalisation est de 24 heures.
Une gaine sera portée pendant trois semaines pour comprimer l’œdème et permettre à la peau d’adhérer à ses nouveaux contours.
Les résultats sont visibles pour une grande partie immédiatement, le résultat final est appréciable au bout de trois mois.
Comptez environ 2800 euros pour une lipo-aspiration de la culotte de cheval.

Les genoux et les cuisses :

Les cuisses empâtées vont souvent de pair avec des genoux enrobés, c’est pourquoi une lipo-aspiration des cuisses s’étendra à la face interne des genoux, pour affiner la jambe dans sa globalité. Pour parfaire le résultat et si besoin est, on peut aspirer également la zone se situant au-dessus et en-dessous des rotules.
Une lipo-aspiration des cuisses est une opération délicate dans la mesure où sa réussite est soumise à la qualité et à l’élasticité de la peau. Or, la peau de la face interne des cuisses est fine et fragile, et rapidement soumise au relâchement.
Elle ne peut donc être pratiquée que lorsque la peau est encore suffisamment élastique, sinon, elle devra s’accompagner d’un lifting de la face interne des cuisses.
Les canules utilisées lors de l’intervention devront être fines afin d’éviter les irrégularités de surface.
Les incisions seront dissimulées dans le pli de l’aine et sur la face interne des cuisses et des genoux.
L’intervention dure de une à deux heures et requiert une grande précision de la part du chirurgien. Elle est réalisée sous anesthésie générale ou sous rachi-anesthésie. Un panty compressif est posé à l’issue de l’intervention, il sera gardé 3 semaines, jour et nuit., afin de comprimer l’œdème et de permettre à la peau de se rétracter correctement.
L’hospitalisation est de 24 heures.
Il faudra attendre 3 mois pour admirer le résultat final, mais on peut déjà apprécier en grande partie les nouveaux contours des cuisses dès la fin de l’opération.
Une lipo-aspiration des cuisses et des genoux sera impérativement suivie d’un traitement anticoagulant pendant une durée de 15 jours afin d’écarter tout risque de phlébite.
Quant au prix, comptez 2500 euros pour une lipo-aspiration des cuisses, 3500 à 4000 pour les deux zones.

Les mollets et les chevilles :

Autrefois évitée par les chirurgiens, la lipo-aspiration des chevilles et des mollets est aujourd’hui possible mais elle reste une intervention peu pratiquée en raison du temps, de la concentration et de la maîtrise qu’elle exige, c’est pourquoi elle reste peu proposée par la majorité des chirurgiens.
La lipo-aspiration des mollets et des chevilles a pour but d’affiner de gros mollets et des chevilles empâtées. Elle ne pourra être pratiquée que s’il s’agit bien d’un excès de graisse et non pas d’un gonflement dû à des problèmes veineux.
La peau à cet endroit reste tonique et possède une bonne capacité à se rétracter, même chez les patientes n’étant plus très jeunes.
La couche de graisse est peu profonde et l’opération doit être réalisée avec minutie à l’aide de canules de 2 à 3 millimètres pour éviter les irrégularités de surface.
De plus, le chirurgien devra se montrer particulièrement précautionneux afin de ne pas abîmer les veines et les vaisseaux sanguins et de ne pas léser le système lymphatique.
Cette intervention dure de 1heure 30 à 3 heures en fonction de l’étendue de la zone et du travail réalisé. Elle sera pratiquée sous anesthésie générale ou sous rachi-anesthésie.
Les incisions sont réalisées dans le pli du genou et sur les mollets, elles sont très petites et s’estomperont rapidement.
L’hospitalisation est de 24 heures.
Les résultats sont visibles à 60 % juste après l’opération, et en totalité 3 à 4 mois plus tard, une fois les gonflements dissipés.
Dans le cas d’une opération des chevilles et des mollets, une contention très forte est à garder pendant deux mois.
Il est possible de se doucher 48 heures après l’intervention, en revanche, il ne faudra pas prendre de bain chaud avant 2 mois.
De plus, une surélévation des membres inférieurs pendant la nuit est conseillée, de manière à faciliter le retour du sang vers le cœur.
Un traitement anticoagulant est prescrit pendant une durée de 15 jours après l’intervention pour lutter contre les risques de phlébites.
Quant au prix, il vous en coûtera 4000 euros.

Le dos et les bras :

Il est possible d’affiner des bras trop gros à l’aide d’une lipo-aspiration. Cette intervention peut être envisagée à titre préventif pour éviter qu’un excès de gras distende la peau des bras dans le futur.
Cette intervention est particulièrement indiquée si le haut du bras est trop épais, ou si la couche de graisse qui enveloppe l’ensemble du bras est trop importante, sachant que les surcharges sont davantage localisées sur la face arrière et la partie supérieure du bras.
Cette intervention sera réalisée à l’aide de canules très fines et nécessite une grande patience et une grande minutie da la part du chirurgien car sur cette zone, les irrégularités de surface sont particulièrement visibles.
Elle nécessite que la peau soit encore ferme et élastique, si tel n’est pas le cas, elle ne devra s’envisager qu’avec une plastie des bras en complément.
L’intervention dure de 1 à 2 heures en fonction du travail à effectuer. Elle sera pratiquée sous anesthésie générale.
Les incisions sont réalisées au niveau du coude et en haut du bras, près de l’aisselle.
A l’issue de l’intervention, un bandage compressif couvrant l’ensemble du bras est posé, il sera gardé 3 semaines.
L’hospitalisation est de 24 heures.
Des bras trop lourds vont souvent de pair avec une surcharge graisseuse se situant sur la partie supérieure du dos ( les fameux bourrelets du soutien gorge ), qui s’étend en fait des aisselles à la taille , donnant une impression de « dos épais ». C’est pourquoi les deux zones sont souvent traitées en même temps.
Plus la couche de graisse est fine, plus les canules utilisées devront être petites.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale si elle est étendue à toute la partie supérieure du dos ( de la taille aux aisselles ), elle sera locale s’il s’agit juste d’enlever quelques millilitres de graisse au niveau du soutien-gorge.
Le peau du dos ne connaît pas de problème de rétraction cutanée et si le geste du chirurgien est précis, les résultats sont très satisfaisants.
L’hospitalisation est de 24 heures.
Un vêtement compressif est posé après l’intervention et à garder 3 semaines.

Le visage et le cou :

Il est possible d’affiner un visage en aspirant les zones des joues et des bajoues, ou de redessiner ses contours. On peut également corriger un double menton grâce à la liposuccion,
mais cette opération n’est réalisable qu’à condition que la peau soit encore jeune et qu’il n’existe pas d’excédent cutané. Si la peau est relâchée, il faudra associer la lipo-aspiration à une remise en tension des muscles et de la peau en réalisant un lifting plus ou moins important.
Les canules utilisées pour le visage et le cou sont de 2 millimètres. A l’aide de ces canules, le chirurgien réalise un travail très minutieux pour lequel patience et maîtrise sont de rigueur. La quantité de graisse aspirée doit être la même de chaque côté afin de respecter une parfaite symétrie, et l’aspiration ne doit pas être trop superficielle pour éviter tout effet de creux ou de bosse.
De plus, mal menée, elle peut conduire à endommager un nerf, ce qui expose la patiente à une diminution de la mobilité faciale.
L’opération est réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale, ceci dépend du travail à réaliser et des souhaits de la patiente, en accord avec le chirurgien.
Elle dure de 1 à 2 heures. Un bandage compressif est posé immédiatement après. Il devra être gardé 3 semaines pour comprimer l’oedème.
Les incisions sont réalisées dans les sillons pour une lipoaspiration du visage, et sous le menton ainsi que derrière les oreilles pour une liposuccion du menton.
Des ecchymoses apparaissent dans les 48 heures, elles sont plus ou moins importantes et plus ou moins étendues en fonction des personnes ( certaines personnes marquent beaucoup, d’autres, non ).
Les ecchymoses disparaîtront progressivement entre 10 jours et 3 semaines, l’œdème se résorbera en trois mois.
Une partie du résultat est immédiatement visible dès la fin de l’opération, le résultat final est évaluable à 3 mois.