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Les seins trop gros

L’hypertrophie mammaire se définit par un excès de vomume et de poids des seins par rapport à la morphologie de la femme. Elle peut être liée à une surcharge pondérale ou être héréditaire lorsque la patiente est de poids normal. Outre l’aspect trop massif de la poitrine qui alourdit la silhouette et entraîne un complexe esthétique, une poitrine trop importante peut générer des douleurs dorsales et musculaires. En outre, une telle poitrine tendra à s’affaisser avec l’âge, accentuant encore la gêne de la patiente. Dès la puberté, une telle poitrine peut être mal vécue. On peut alors envisager une opération de réduction des seins pour résoudre le problème. En retirant l’excès de glande et de peau, et en remodelant le sein, le chirurgien redonne à la poitrine un galbe harmonieux et proportionnel à la silhouette de la femme.

La consultation :

La consultation sert à évaluer les motivations de la patiente. Chez les très jeunes filles souffrant d’hypertrophie juvénile, il s’agit souvent d’un handicap mal vécu, poussant l’adolescente à se replier sur elle même et à éviter les situations d’exposition telles que le sport, ou la piscine. Dès 15 ou 16 ans, l’intervention est possible afin de permettre à la patiente de vivre une jeunesse épanouissante.
Il peut également s’agir de patientes de tous les âges qui souffrent de douleurs au niveau du dos et de la colonne vertébrale et
adoptent progressivement une mauvaise posture. Dans ce cas, l’opération peut justifier d’une prise en charge par l’assurance maladie et le chirurgien en fera la demande auprès de celle-ci.
Les mensurations de la patiente sont notées et des photos de face, de profil et de 3 / 4 sont prises afin de permettre au chirurgien de réfléchir à un plan opératoire.
En accord avec les souhaits de la patiente, le chirurgien établit un projet opératoire pour décider du volume et de la forme de la future poitrine, en harmonie avec la silhouette.
Une mammographie est prescrite afin de s’assurer que l’opération aura lieu sur des tissus sains.
Une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire. Celui ci, par un bilan sanguin et cardiaque, s’assure de l’état de santé de la patiente.
La pilule, le tabac et l’aspirine sont proscrits avant l’intervention.

L’opération :

Avant l’anesthésie, le praticien dessine sur les seins les tracés qui lui serviront de repères pendant l’intervention.
L’opération consiste à retirer l’excès de glande, puis de remodeler la glande restante afin de lui donner la forme souhaitée. L’excès cutané est ensuite retiré puis suturé sur le nouveau volume. On peut également profiter de l’opération pour redonner à l’aréole une taille inférieure, puis on la replace en position normale sur le nouveau sein.
Les cicatrices prennent le plus souvent la forme d’un T inversé. Au final, il existe une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice verticale allant de l’aréole au sillon sous mammaire et une cicatrice dans le sillon sous mammaire. La cicatrice prend la forme d’une ancre marine.
Dans certains cas, une cicatrice autour de l’aréole et une verticale peuvent être suffisantes.
Des drains sont mis en place pour éviter les hématomes. Les sutures sont en général faites à l’aide de fils résorbables, et qui tomberont spontanément lorsque les cicatrices seront suffisamment consolidées.
L’intervention dure entre 1heure 30 à 2 heures. Elle se pratique sous anesthésie générale.A l’issue de celle-ci, un pansement compressif, à garder 48 heures, est posé sur la poitrine.

Les suites :

En général, l’hospitalisation est de 48 heures. La réduction mammaire est une intervention peu douloureuse mais si la patiente en fait la demande, des antalgiques simples pourront être prescrits.
A l’issue de l’opération, les seins peuvent sembler un peu trop hauts, ils prendront une forme plus naturelle dans les deux mois suivants l’intervention. De plus, il existe un oedème ( gonflement ) qui peut laisser penser que le volume retiré est insuffisant. Cet oedème résorbé, les seins prennent alors leur taille définitive.
Les bleus, fréquents après l’intervention, disparaissent en 2 à 3 semaines.
Le pansement compressif et les drains seront enlevés avant la sortie. Par la suite, un soutien gorge de contension adapté à la nouvelle poitrine devra être porté 3 semaines.
La reprise du travail est possible 15 jours après, la reprise du sport se fera 1 à 2 mois plus tard selon la cicatrisation.
Les cicatrices évoluent sur un an. Elles sont très fines au début, puis deviennent plus rouges sur les 6 mois suivants. Elles commencent alors à blanchir et à s’estomper en 1 ans à 18 mois.
Pendant cette période, il faut impérativement les protéger du soleil en n’exposant pas les seins et en les protégeant, même sous le maillot de bain car il laisse passer une certaine quantité de rayons UV.
Des massages cicatriciels sont prescrits dès la troisième semaine après l’intervention afin d’améliorer la qualité des cicatrices. Cependant, on sait qu’une bonne cicatrisation dépend avant tout de la nature propre à chacun et aussi du mode de vie ( absence de tabac, par exemple )
Si la patiente souhaite avoir des enfants, il vaudra mieux attendre un an, mais la grossesse, puis l’allaitement, en augmentant le volume des seins et en distendant la peau, risquent de de modifier les résultats de l’intervention.

Les risques :

Les complications sont rares.
L’infection est exceptionnelle, tout risque en sera prévenu par la prise d’anti biotiques après l’intervention.
Un hématome peut se former, il devra être évacué chirurgicalement.
Une altération de la sensiblité du mammelon est possible, elle peut persister plusieurs mois. En général, la sensiblité revient progressivement, il se peut en revanche qu’elle soit inférieure après l’intervention.
Une mauvaise cicatrisation peut venir altérer le résultat. La qualité des cicatrices est imprévisible et propre à chacun. Certaines développent des cheloïdes ( cicatrices rouges et hypertrophiques ) contre lesquelles il est possible d’appliquer des pansements spéciaux ou d’injectrer des corticoïdes. Une reprise chirurgicale 1 an plus tard est envisageable si les cheloïdes restent trop visibles.
Au niveau du résultat, il peut exister une asymétrie des seins qui fera l’objet d’une retouche environ 1 an plus tard si la patiente en fait la demande.