Menu Fermer

Les seins trop petits

Les seins trop petits.

Symbole de féminité, les seins sont pour une femme l’un de ses principaux outils de séduction. On les veut ronds, mais pas lourds, haut placés et pulpeux. Aussi, lorsque la nature ne s’est pas montrée généreuse et vous a affligée d’un buste plat et androgyne, ou lorsque les grossesses ou une perte de poids ont « vidé » les seins, il existe des solutions pour améliorer leur aspect et vous donner la poitrine dont vous rêvez.

Les prothèses mammaires :

Sachez tout d’abord que l’on n’utilise plus aujourd’hui de prothèses remplies de sérum physiologique, les prothèses actuelles sont toutes remplies de gel de silicone, enveloppé lui même d’une enveloppe de silicone.
Il existe aujourd’hui deux formes d’implants :
– L’implant rond est celui qui a été créé en premier et sur lequel on a le plus de recul. Il se présente comme une demi-sphère et offre un beau volume à la partie supérieure de sein, donnant un aspect « pigeonnant » à la poitrine. En même temps, il est plus « agressif » et donne un aspect moins naturel qui peut peut-être davantage convenir lorsqu’on est jeune.
Il faut en outre avoir déjà un peu de poitrine au départ, sinon, ce type d’implant est trop repérable s’il est posé sous un buste trop mince dont le tissus cutané est trop fin.
– L’implant anatomique prend la forme d’une demi-poire. Il existe dans plusieurs tailles et formes et offre un résultat plus naturel car la prothèse offre un volume progressif qui va du thorax ( où la prothèse est plane ) vers le sein ( où la prothèse est renflée). De plus, ce type de prothèse est davantage indécelable que les prothèses rondes et va donc mieux convenir aux bustes très minces. Cet implant impose cependant de porter pendant une semaine un pansement qui oblige les seins à rester bien en place.

Avant l’intervention :

Plusieurs examens sont à prévoir, dont :
– Un bilan sanguin
– Un électrocardiogramme
– Une mammographie et une échographie des seins pour éviter tout risque de pose de prothèse sur un sein malade.
– Une consultation avec l’anesthésiste qui évaluera l’état de votre santé et votre capacité à supporter l’opération.
En outre, après la première consultation, une seconde consultation minimum avec le chirurgien aura pour but de poser les dernières questions et de finaliser la volonté de la patiente.

L’opération :

L’opération dure environ 2 heures et se déroule sous anesthésie générale. L’hospitalisation est au minimum de 48 heures. La prothèse peut être placée de 2 façons :
– Devant le muscle ( et derrière la glande mammaire) c’est la technique la moins traumatisante et la moins douloureuse, mais elle nécessite que le buste ne soit pas trop maigre et offre une couverture de graisse et de glande mammaire suffisante, sans quoi la prothèse sera visible.
Le risque que la prothèse se déplace est presque nul car les contractions du muscle pectoral n’agissent pas dessus. De plus, les suites opératoires seront plus courtes et la reprises des activités professionnelles et sportives plus rapide.
Les prothèses posées de cette façon trouvent naturellement leur place dans leur nouvelle loge et bougent de façon très naturelle, comme un sein normal.
– Derrière le muscle. Elle s’impose chez les femmes qui ont un buste très mince et très peu ou pas de seins. Dans la mesure où le muscle est soulevé pour placer les prothèses, les suites seront plus longues et plus douloureuses. De plus, les contractions du muscles risquent davantage de faire bouger la prothèse et de la déplacer, d’où le port d’un pansement compressif pour que la prothèse s’adapte à sa loge et s’y fixe définitivement.
Les incisions :
Pour placer les implants, le chirurgien les glisse par une incision qu’il peut pratiquer à trois endroits différents, selon son habitude et la technique qu’il aura développée.
– L’incision autour de l’aréole : c’est la technique la plus utilisée, par environ 80 % des chirurgiens. Elle offre l’avantage de faciliter l’introduction des prothèses. A cet endroit, la cicatrisation est généralement bonne. Le risque étant de diminuer la sensibilité des seins et de sectionner des canaux permettant l’allaitement chez la femme qui vient d’accoucher.
– L’incision à l’intérieur de l’aréole ( intra aréolaire ) Elle offre les mêmes avantages que la précédente. Réalisée par un spécialiste, elle ne modifie pas la sensibilité ni la possibilité d’allaitement de la femme.
– L’incision sous l’aisselle : Elle est d’environ 5 ou 6 cm, directement dans la région pileuse et pratiquée dans un des plis, ce qui la rend rapidement indécelable. La douleur post opératoire s’étendra dans ce cas du sein aux aisselles, ce qui l’amplifie, bien sûr, mais cette technique permet de n’avoir aucune cicatrice visible sur le sein, et un sein sans cicatrice est beaucoup plus beau. En outre, l’absence de cicatrice directement sur le sein permet de laisser penser que la poitrine est naturelle.
– L’incision sous le sein : elle est peu utilisée. Par une incision de 5 ou 6 cm, le chirurgien place les prothèses facilement et de façon peu traumatique. Elle est pratiquée dans le cas de seins légèrement tombants ( le sillon sous mammaire dissimulera dans ce cas la cicatrice ) ou si l’on souhaite placer de grosses prothèses. Debout, la cicatrice ne se remarquera pas, elle sera cependant visible lorsque la patiente est couchée. Cette technique est à éviter en cas de petits seins car la cicatrice sera trop visible.

Par l’incision réalisée, le chirurgien procède au décollement des tissus pour réaliser un espace appelé « loge » qui accueillera l’implant. La taille de cette loge est adaptée au volume de la prothèse. Celle-ci n’est pas fixée et reste libre dans la loge en adhérant plus ou moins à ses parois.

Les suites :

Tout de suite après l’intervention, le chirurgien pose une bande qui passe sous les aisselles et qui maintient les seins vers le bas, ceci a pour fonction d’empêcher les implants de remonter jusqu’à ce qu’ils tiennent bien en place.
La pose de prothèses mammaires est une opération douloureuse, surtout dans les jours suivants l’intervention. Les douleurs sont moins intenses lorsque la prothèse a été placée devant le muscle.
Durant cette période, le mieux est de rester à la clinique où l’on dispose de tous les moyens pour prendre en charge votre douleur.
De retour à la maison, des antalgiques puissants et adaptés vous seront prescrits.
Il faut compter au minimum entre 10 jours et 15 jours d’arrêt de travail ( en étant très optimiste ), davantage si votre activité professionnelle est fatigante et physique.

Les risques :

Les risques qui peuvent survenir de façon précoce après l’intervention sont :
– La remontée de la prothèse, son déplacement. Cette éventualité sera corrigée par une nouvelle intervention qui vise à replacer la prothèse dans sa loge initiale.
– Un hématome qui se caractérise par un gonflement et des douleurs. La seule solution est d’intervenir chirurgicalement pour l’évacuer.
– Une infection au niveau des cicatrices qui sera traitée par des médicaments et des soins locaux.

Les risques secondaires ( à plus ou moins long terme après l’opération ) sont :
– Une infection au niveau de la prothèse qu’on résoudra en enlevant la prothèse et en la replaçant quelques mois plus tard en prenant garde de bien aseptiser la zone afin d’éviter une récidive.
– Une hypertrophie ou un élargissement des cicatrices qui pourront être reprises chirurgicalement.
– Un phénomène de « coque » dû au durcissement de la membrane entourant la prothèse et provoquant une déformation et un durcissement du sein. La solution consiste à réopérer pour casser la coque. Cependant, il faut savoir que certaines femmes sont plus prédisposées que d’autres et que ce phénomène risque de récidiver. La pose des prothèses derrière le muscle diminue ce risque, c’est pourquoi cette solution sera proposée en cas de ré-intervention.